Faire grandir l’écriture, comme croissent de jeunes pousses

Les ateliers reprennent. J’aurai grand plaisir à vous retrouver, à vous rencontrer, à vous expliquer notre façon d’agir pour que vous ne restiez pas sans écrire. Pour que vous puissiez, au moins essayer. Les ateliers fonctionnent par cycles, par thématiques, par techniques, mais ne vous sentez pas tenu.e à l’un ou à l’autre : le plaisir d’écrire, seul, compte. Prenez donc plaisir et le temps qu’il faut pour arpenter ces quelques dates égrenées, telles des semences qui décident du rythme auquel elles percent leur noyau. Il n’est ici pas question de groupe de niveau, car l’expérience n’a de cesse de montrer que la motivation, l’envie, le moment déterminent le geste d’écriture.

1 Mercredi par mois | Papiers de Soi | Atelier 19 av. de Lespinet 9h-12h. Cet atelier s’adresse à qui désire approfondir un récit entamé grâce à des échanges fréquents avec le groupe, et, grâce à ces allers-retours féconds et en direct, faire avancer l’écrit en cours. 32€. Petit groupe. Complet.

JEUDIS À OMBRES BLANCHES ont lieu à la librairie toulousaine au 3, rue Mirepoix, de 10h à 16h, pour un tarif de 50€. Les réservations sont obligatoires et se font uniquement au 06 60 93 70 15.

Jeudi 8 septembre | Les papys braqueurs et la Vénus milliardaire | Écrire une histoire qui confronte réalités sociales opposées et personnalités contrastées, à partir d’une affaire foutraque et cocasse survenue à Paris en septembre 2016.

Jeudi 13 octobre | La vieille qui marchait dans la mer de Frédéric Dard | Lorsqu’on pense à San Antonio, son langage rare et fleuri vient immédiatement à l’esprit. Expressions oubliées, mots d’argot : quelles images littéraires se créent à partir de ce vivier enjoué ? Plongée dans l’univers de l’arnaque et des gigolos avec le titre choisi pour l’occasion.

Jeudi 10 novembre | Doubles et miroirs, un thème fécond et multiple | Des portraits au miroir. Un support textuel : la nouvelle Cornelia au miroir tirée du recueil Mémoires secrètes d’une poupée de l’argentine Silvina Ocampo. Faire la part belle au dialogue dans l’exploration minutieuse du double et de son image.

Jeudi 8 décembre | Macao, l’enfer du jeu : volutes de fumée, whisky et manigances… | Extraire le substrat d’une narration dans des ingrédients exotiques pour produire un récit haut en couleurs.

JEUDIS EN LIBERTÉ ainsi s’intitulent ces « autres jeudis » qui sont la réplique des jeudis d’Ombres Blanches, et permettent à davantage de personnes d’y participer, ici en groupe restreint. Ces jeudis se tiennent au 19, av. de Lespinet, de 10h à 16h, 50€. Rés. au 06 60 93 70 15.

Jeudi 15 septembre | Les papys braqueurs et la Vénus milliardaire.

Jeudi 20 octobre | La vieille qui marchait dans la mer.

Jeudi 17 novembre | Doubles et miroirs.

Jeudi 15 décembre | Macao, l’enfer du jeu.

ÉCRIRE L’ART CONTEMPORAIN À LA FONDATION D’ENTREPRISE ESPACE ÉCUREUIL

Jeudi 29 septembre | Exposition de Véronique Glover, photographe toulousaine | | 3, place du Capitole | 18h-20h. Rés. uniquement au 05 62 30 23 30. 5€.

MARDIS ÉCRIRE LE JAPON (cycle entamé en septembre 2021). Atelier 19 av. de Lespinet, 18h30-21h, 20€. La curiosité pour le Japon ou l’envie d’écrire suffit ! 2 mardis soirs par mois, engagement requis jusqu’à décembre. Rés. au 06 60 93 70 15.

Mardi 13 septembre | Érables roussissants et kakis, une brise d’automne.

Mardi 27 septembre | Geishas et samouraïs, 1.

Mardi 11 octobre | Geishas et samouraïs, 2.

Mardi 25 octobre | « Le meurtre du commandeur » de Haruki Murakami, 1er volet.

Mardi 8 novembre | « Le meurtre du commandeur » de Haruki Murakami, 2ème volet.

Mardi 22 novembre | inspiration à partir de 1ères couvertures de romans japonais.

Mardi 6 décembre | inspiration à partir de 4èmes couvertures de romans japonais, 1er volet.

Mardi 20 décembre | inspiration à partir de 4èmes couvertures de romans japonais, 2ème volet.

SAMEDIS ÉCRIRE ÉROS (cycle entamé en février 2018) Atelier 19 av. de Lespinet, 10h-17h, 50€. Éros, c’est le désir, l’impossible à dire et à écrire… Rés. au 06 60 93 70 15. Avertissement : Public + de 18 ans.

Samedi 17 septembre | Thème : Préliminaires érotiques. Avant de faire cattleya, ou d’aller en Orient, savez-vous quelles sont les imparfaites étreintes qui mettent le feu aux poudres ?

Samedi 29 octobre | Thème : Plaisirs voyeurs. Par le petit bout de la lorgnette, en toute indiscrétion, dire et décrire une autre facette du désir. À partir du livre Les Voyeurs de l’écrivaine canadienne Ellyxia Castle.

Samedi 10 décembre | Thème : Gourmandises immorales. Banana split, pets de nonne, rôti de l’Impératrice : autant de bonne chère à dévoiler et à poétiser ! En préambules gourmets, le magnifique travail de la plasticienne, photographe, et éditrice Sabine Pigalle, plus particulièrement ses Festins libertins sans oublier les succulentes Recettes immorales de Manuel Vasquez Montalban.

PARCOURS D’ÉCRITURE ESPACE CULTUREL SAINT-CYPRIEN

Jeudi 29 septembre | Parcours d’écriture (reprise du cycle) | Centre Culturel Saint-Cyprien, 56, Allées Charles-de-Fitte, de 14h à 17h, 5€. Réservation obligatoire et uniquement au 05 61 22 27 77.

Jeudi 24 novembre | dans la très belle exposition de la photographe Françoise Nunez | Mêmes conditions.

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AU FIL DE LA PLUME…

Écrire le fait-divers | Samedi 1er octobre 10h-17h 50€. Atelier 19 av. de Lespinet, 10h-17h, 50€. Rés. 06 60 93 70 15. Reste 1 place.

Joyce Carol Oates, au seuil de l’œuvre : les incipits | lundi 3 octobre 10h-18h / mardi 4 octobre 10h-18h / mercredi 5 octobre 13h-18h. 120€. Atelier 19 av. de Lespinet. Rés. indispensable au 06 60 93 70 15.

Femme à la fenêtre, Oates dialogue avec Hopper | Lundi 5 et mardi 6 décembre 9h-16h. Observer attentivement et sous différents angles un tableau d’Edward Hopper, s’inspirer de nouvelles issues du recueil Femme à la fenêtre de Joyce Carol Oates. Pendant ces 2 jours, vous produisez 3 récits courts. 100€. Atelier 19 av. de Lespinet. Rés. obligatoire 06 60 93 70 15. Reste 3 places.

Mots et toile

Charlotte Perriand, mémoires solaires

« Rien n’est dissociable, ni le corps de l’esprit, ni l’homme du monde qui l’entoure, ni la terre du ciel », Ch. Perriand, Une vie de création, Odile Jacob, 2005, p. 17.

J’ai toujours aimé le travail de Charlotte Perriand. Ses réalisations en ameublement ou en architecture sont fonctionnelles, sobres et en accord avec l’environnement dans lequel elles prennent place : vie urbaine, stations d’hiver, appartements sous combles… Elle, la petite gamine de la Place du Marché-Saint-Honoré, bercée au milieu des tissus et des aiguilles, se souvient en un flash d’un épisode marquant pour toute sa vie future : vers l’âge de dix ans, un court séjour à l’hôpital lui fait détester l’appartement paré de bibelots de ses parents. Elle trouve ce lieu trop chargé à son goût et « pleure » parce qu’elle se sentait si bien dans les espaces blancs, dépouillés de l’hôpital.

Charlotte Perriand, Une vie de création

Charlotte Perriand, Une vie de création


De ce livre destiné à nous renseigner sur la formation, l’oeuvre et la vie de Charlotte Perriand, on ressort dynamisé, aiguillé vers des sommets de minimalisme, de fonctionnalisme et d’équilibre. J’entame avec grand bonheur la relecture de cet ouvrage qui retrace la vie foisonnante d’une jeune fille animée d’une joie créatrice hors du commun, bien déterminée à faire entendre sa voix dans un univers souvent dominé par les hommes -l’architecture- et pas des moindres, puisqu’elle travailla principalement avec Le Corbusier et Pierre Jeanneret, mais aussi le peintre Fernand Léger.
Comment la définir ? Définitivement « moderne », en réaction aux dogmes traditionnels, c’est aux côtés de Fernand Léger, Pierre Jeanneret et Le Corbusier qu’elle lutte pour défendre un projet de l’art d’habiter où l’homme est au centre, et pas l’objet. C’est sans doute parce qu’elle a fait de ce précepte la ligne directrice de toutes ses recherches que les meubles qu’elle a dessinés et vu réalisés sont confortables et devenus des classiques du design aujourd’hui.
En parallèle, Charlotte Perriand s’empare des questions d’hygiène et de salubrité liées à l’habitat collectif. Les très mauvaises conditions de vie qui étaient celles de beaucoup de franciliens dans l’entre-deux-guerres mènent Charlotte Perriand à ce constat : comment habiter les villes au XXe siècle ? Pour la fillette d’ascendance savoyarde qui a grandi dans la campagne Bourguignonne jusqu’à ses trois ans, le grand air, le soleil et la présence des potagers sont fondateurs. Elle s’attacha à lier l’homme à ses environnements d’habitat et de travail. Plusieurs voyages au Japon (1940-1941, 1954) lui permettent de confronter ses projets d’ameublement et d’architecture avec les traditions japonaises dans lesquelles les matériaux diffèrent de ceux qu’elle connaît en Europe : la grande place occupée par le bambou et la maîtrise du papier, extrêmement présent dans l’ameublement nippon (papier de riz).
Récemment, Louis Vuitton a financé comme mécène « La petite maison au bord de l’eau » dont les esquisses préparatoires remontent de 1936 (quelques images). Décédée en 1999, Charlotte Perriand n’aurait pas dit non à un bon bain de soleil sur la terrasse centrale.
Charlotte Perriand, Une vie de création, Odile Jacob, Paris, 2005, 425 pages.

Mots et toile