À vision, vision et demie


Il y a des visions de différentes sortes et de différentes portées.

Emmanuel Macron se « fout des programmes », c’est la vision qui importe. Regardez cette courte vidéo jusqu’au bout, le medley donne une image furieusement foutraque.

Thérèse d’Avila avait des visions, nombreuses sont celles et ceux qui s’en sont inspiré. Vous pouvez aussi lire Bretécher…

Thérèse d'Avila

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Âmes slaves


Un tchétchène. Un russe. Quarante-six ans à eux deux. Les bombardements ont fait de leur cave un abri. Pas de maison à habiter. Il reste un corps à occuper, une âme à arpenter. Ils ont fui à talon perdu. Ils parlent tous deux la langue de Tolstoï, prosodie du lointain Oural. Ils marchent vers un lendemain qui conjure un hier défaillant. Ils ont une maturité d’avance et une sensibilité en étendard. Épaules droites, regards pétillants, pensée en mouvement, leurs mains jointes en calice dans lequel s’écrit le poème.

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Lande désolée. Source image.

Merci de ne pas reproduire tout ou partie des images et textes présents sur ce blog sans m’en demander l’autorisation. Ils sont ma propriété. EVD.
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Atelier d’écriture Joyce Carol Oates


Samedi 29 avril, entre les deux tours de l’élection présidentielle, venez vous frotter à vos bruissements intérieurs lors du troisième atelier d’écriture proposé à l’Atelier Brooklyn. Ce troisième atelier prend pour figure centrale l’auteure Joyce Carol Oates, dont le Journal 1973-1982 est la mine d’où extraire mots, images, émotions et pensées. La seconde partie de l’atelier s’appuie sur les récits miniatures contenus dans le recueil Le rendez-vous, publié en mars 1993. Je vous convie à cette parenthèse, quand l’écriture palpite et circule.

Il reste quelques places, pensez à réserver au 06 60 93 70 15.

Rendez-vous à :

Atelier Brooklyn, 28 rue Caraman, 31000 Toulouse, où vous serez accueillis dans l’espace atelier-boutique conçu par Lydie et Cymon.

Samedi 29 avril 2017 – 14h30/17h00
21€ / personne.
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La revue Cabaret fête ses 5 ans !


Je ne résiste pas à partager cette étude au pastel faite par Henri de Toulouse-Lautrec, clin d’œil aux revues de danse et à une biographie que j’écris en ce moment pour une cliente.

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Étude pour la Loie Fuller, Henri de Toulouse-Lautrec

Alain Crozier a créé et édite la revue de création littéraire Cabaret. C’est une revue destinée à publier des écrits de femmes, particulièrement, de la poésie, des nouvelles, des romans. Elle fête aujourd’hui ses 5 années d’existence et le numéro hors-série # 1 qui voit le jour pour l’occasion, ne compte pas moins de 90 pages.
Ce hors-série est disponible gratuitement en PDF : vous pouvez le télécharger ici.
69 auteures et 7 illustratrices donnent corps à ce florilège de créations en mots et en images, avec beaucoup de liberté et d’énergie.
Je suis ravie de figurer aux côtés de mes comparses amoureuses du dit et du trait !
Vous y trouverez deux de mes poèmes inédits : Sans titre et Élégie pour un monarque.

N’hésitez pas à télécharger, imprimer et partager ces moments poétiques, précieux.

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Deux fois le plaisir de lire !


Par quel chemin les livres viennent-ils à nous ? Coïncidence, ricochets de mots ou flânerie prolongée devant les rayons ? Ma récolte de début de semaine a mis dans ma besace deux livres aux titres poétiques et incarnés.

Le premier, Le Saut oblique de la truite de Jérôme Magnier-Moreno était dans ma liste depuis novembre, que je suivais l’avancée de ses pérégrinations pré-éditoriales. Le Saut oblique de la truite est le premier récit intime et universel d’un jeune homme en quête de beautés de toutes sortes, qu’il provoque et cueille à la faveur d’une parenthèse de trois jours en Corse. L’île et ses habitant(e)s lui en offrent plus que ce qu’il ne demande. Jérôme Magnier-Moreno est un œil, presque au sens de Georges Bataille, qui absorbe des points saillants et les recrache en jouissances et jubilations, magnifiées par des mots nus, essentiels et lumineux. Ils dessinent un cadre insulaire, cadré sur un paysage irrigué de rivières d’émeraude éblouissantes. L’appétence du peintre pour les reliefs et les lits des cours d’eaux transparaît à chaque phrase de cette prose plastique, follement visuelle.

MMMM

Les phrases charnues démêlent le fil de pêche et de soi dans un mélange d’impressions, de sensations, de photographies mentales qui alternent avec un égrenage de mots, posés comme le peintre pose ses couleurs. Une lecture à vivre, absolument.

Le second livre m’avait fait de l’œil alors que ma provision de bouquins était pantagruélique, et je n’avais pas osé l’indigestion en ajoutant un mille-feuille à mes étagères. Brautigan vient encore régaler mes besoins de récits courts avec ce recueil de fragments dansants, écrits dans une langue tendre ni compromise ni geignarde. La vengeance de la pelouse (Nouvelles, 1962-1970), édité chez Christian Bourgois, étale en une Marylin Monroe, qui passe avec son fameux calendrier, du statut de midinette à celui de star objet de tous les fantasmes. Les 62 textes croquent une Amérique désabusée, hantée par une galerie de personnages à la lisière de la marginalité, ou franchement déglingués. Chez Brautigan, le mot tombe juste, le texte ne se pare d’aucun artifice inutile, mais l’émotion affleure à chaque page.

 

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