Librairie Ombres Blanches

L’écriture a plus à voir avec l’image et le son qu’avec l’idée, le fait de raconter une histoire. Le plus important dans un paragraphe, c’est la manière dont il bouge.

Taiye Selasi

Hemingway a dit jadis qu’il avait peu de talent naturel et que ce que les gens appelaient son talent était en réalité le résultat de ses efforts pour vaincre son manque de talent.

Helena Varello.

  • Durant une journée privilégiée, laissez les mots vous envahir
  • Au cours d’une journée, entrez dans la page pour ne plus la quitter
  • La librairie est le lieu entre parenthèses
  • La librairie est le lieu où circule le flux du monde
  • Et où la pensée échafaude des plans.
Chaque deuxième jeudi du mois, la librairie Ombres Blanches accueille
l’atelier d’écriture pour une journée, de 10h à 16h. Au fil de mes
propositions inspirées par la vie littéraire, les textes, les auteur.e.s
que je découvre au gré de mes lectures, que vous me faites découvrir,
chacun.e écrit et progresse dans son rapport au texte.
Ces ateliers sont des moments de création, d’échange où circulent les imaginaires mis en mots.
Durant une journée privilégiée, laissez les mots vous envahir.
Chaque
séance est indépendante, vous venez quand vous voulez, pas sur un
rythme mensuel obligatoire. Pour vous éclairer et vous guider dans vos
choix, voilà le découpage suivant pour l’année 2021-2022, aussi,
différents thèmes et écrivain.e.s seront abordés.
Vous pouvez m’appeler au 0660937015 pour avoir des informations sur le déroulé d’une séance et la manière dont se passent les ateliers.

Le deuxième jeudi de chaque mois, de janvier à juin, la librairie Ombres Blanches nous ouvre ses portes pour qu’écrire soit partage et plaisir.

Le livre de Blaise Cendrars guidera mes dispositifs : le monde pour tout bagage, c’est un moment d’évasion que nous vivrons.

Toulon est sous l’eau comme dans un rêve d’opium…

 

Le recueil d’Annie Dillard, écrivaine américaine, sera propice à réfléchir à l’acte d’écriture… tout en s’amusant des paradoxes de la chose ! Intrigant, non ? Comment Apprendre à parler à une pierre ?

À quoi pense une fouine ? Son journal de bord est fait de traces dans l’argile, de plumes arrachées, de sang et d’os de souris […]

Raymond Chandler, les malfrats et les décors superbement décrits, l’action lente et l’inspecteur Marlowe… Rendez-vous à L.A. !

Avec ou sans rimes, avec ou sans métrique, la poésie s’écrit. Au gré de poétesses et de poètes célébrant la nature, nous irons voir du côté de la Grèce. Constantin Cavafys, Kiki Dimoula, Sophia de Mello…

Genre complètement passé mais marqué par des codes dont on aime rire et jouer, cette journée sera l’occasion d’écrire à partir de planches de romans-photos. Des vas et viens de l’image au texte pour créer des vignettes décalées, des textes courts humoristiques.

En 1927, Miguel de Unamuno interroge cette fabrication du récit… Avec application et désinvolture, les pistes défrichées par le maître espagnol nous emmèneront là où l’on ne s’y attend pas… avec un je-ne-sais-quoi de picaresque pour décortiquer cet art, comme Terry Gilliam et son Don Quichotte jamais réalisé. Serons-nous plus chanceux ?

Tout n’est que petites boîtes, rêves. Ce qui est vraiment romanesque, c’est comment se fait un roman.

Librement inspiré des romans d’Howard Frink et de Pierre Péju, l’atelier se déroulera en plein jour mais sera une plongée nocturne.

Pour des raisons de clarté, Clive découpait volontiers sa vie en paragraphes dans son journal, une habitude datant de l’adolescence. Toutes ces pages griffonnées, sans parler de sa lecture compulsive des meilleurs ouvrages de littérature, eurent pour bénéfice de lui apprendre à bien écrire.

Tout était changé. L’air lui-même. Au lieu des bourrasques sèches et brutales qui m’accueillaient jadis, soufflait une brise souple chargée d’odeurs. Un bruit semblable à celui de l’eau venait des hauteurs: c’était celui du vent dans les forêts.

La fille au Leica, Helena Janeczek, Actes Sud, 2018.

« La fille au Leica » retrace la vie de Gerda Taro, photographe et compagne de Robert Capa. Helena Janeczek lui rend hommage dans cette biographie narrative parue aux éditions Actes Sud en 2018. D’une structure romanesque subtile, qui met en parallèle trois témoins qui sont autant de prismes pour rendre la tessiture de la vie maillée serrée de Gerda Taro, « La fille au Leica » donne un portrait lumineux de cette jeune femme émancipée. Elle vécut en résistante, en exilée, en militante, et c’est la découverte récente de la valise mexicaine qui permet d’apporter un éclairage neuf sur sa vie.

C’est sur les pas de la photographe que nous ferons un saut dans l’histoire. J’ai intitulé ainsi cette journée d’écriture qui fait le focus sur l’Histoire comme matériau nourricier pour l’écriture, qu’elle soit poétique ou prosaïque. Durant une journée d’écriture à la librairie Ombres Blanches, la matrice historique sera le catalyseur de votre écriture, avec des propositions qui vont de la poésie à la narration.

Gerda Taro, c’est pire qu’un effacement. […] Ce qui est pire que la mort c’est la disparition. Or effectivement, à un moment Gerda Taro a disparu de la mémoire. On a beaucoup accusé Capa, qui était son compagnon, et qui tout de suite après la mort de Gerda Taro a publié un livre d’hommage qui s’appelle « Death in making », La Mort en action, et ce livre est signé Robert Capa et en sous-titre « Photos de Robert Capa et Gerda Taro ». Ensuite il y a toute une série de photos et personne ne sait lesquelles sont de Taro et lesquelles de Capa. Mais tous les versos des tirages qui sont déposés dans les agences de photo, particulièrement chez Magnum, portent la mention Gerda Taro et cette mention est soit rayée, soit superposée pour être remplacée par « Copyright Robert Capa, Magnum ».

François Maspero, L’ombre d’une photographe, Points, 2016.

Immergez-vous dans ce moment d’histoire en écoutant cette émission de France Culture.

Jeudi 14 février de 10h à 16h30 – 50€. Tous niveaux. Toutes les informations ici.

L’esprit catalan, Antoni Tapiès. D.R.

Moi, je vis la vie à côté,
Pleurant alors que c’est la fête.
Les gens disent : « Comme il est bête ! »
En somme, je suis mal côté.

J’allume du feu dans l’été,
Dans l’usine je suis poète ;
Pour les pitres je fais la quête.
Qu’importe ! J’aime la beauté.

Beauté des pays et des femmes,
Beauté des vers, beauté des flammes,
Beauté du bien, beauté du mal.

J’ai trop étudié les choses ;
Le temps marche d’un pas normal ;
Des roses, des roses, des roses !

Charles Cros, « Sonnet », Le Collier de griffes.

Jeudi 14 mars, la journée d’atelier fonctionne avec la 20e édition du Printemps des poètes. 4 propositions pour dire le beau et l’émerveillement. La forme sera la prose poétique, qui mêle la narration et la poésie. Toutes les informations pratiques sur cet atelier en cliquant ici.

Dans ce roman crépusculaire paru en 2018, Sophie Divry expose trois possibilités narratives en contextes cataclysmiques : vie carcérale, catastrophe nucléaire, solitude. Chacun des trois épisodes qui composent le roman s’agrègent les uns aux autres, s’auto-alimentent, s’enrichissent, et, d’une certaine façon, deviennent des enjeux d’expérience ultime tous permutables.

Trois propositions narratives à l’intersection du JE, du langage rythmé, de la croissance poétique dans le roman vous sont faites.

Aurochs, Grotte de Lascaux

Le festival L’histoire à venir prend ses quartiers dans la ville rose pour la troisième année consécutive. Du 23 au 26 mai 2019, Patrick Boucheron et François Hartog animeront des débats en compagnie de nombreuses équipes sur le thème « En commun ». Le propos des historiens est de réengager l’histoire dans un mouvement et dynamiser son écriture de la richesse mouvante du présent. Tel est le propos du festival, dont sont partenaires la librairie Ombres Blanches, les éditions Anacharsis et l’Université Jean-Jaurès.

Pour les 2 ateliers d’avril et mai à Ombres Blanches, que j’intitule L’histoire à venir, 1 et L’histoire à venir, 2, les propositions d’écriture sillonnent les siècles.

En avril, de l’ère paléolithique à aujourd’hui, par quel creuset l’homme se frotte-t-il à ce qu’il y a d’humain ? À travers une galerie d’images diachronique, ce sera l’écriture d’une odyssée d’hier à demain qui occupera les écrivant-e-s.

Céramique, Ule Elwelt. D.R.

Structures de l’existence – Cellules, Louise Bourgeois, D.R.

Le festival L’histoire à venir prend ses quartiers dans la ville rose pour la troisième année consécutive. Du 23 au 26 mai 2019, Patrick Boucheron et François Hartog animeront des débats en compagnie de nombreuses équipes sur le thème « En commun ».

Le propos des historiens est de réengager l’histoire dans un mouvement dynamique de par son écriture et le matériau mouvant que forme le présent.

Tel est le propos du festival, dont sont partenaires la librairie Ombres Blanches, les éditions Anacharsis et l’Université Jean-Jaurès.

Pour les 2 ateliers d’avril et mai à Ombres Blanches, que j’intitule L’histoire à venir, 1 et L’histoire à venir, 2, les propositions d’écriture sillonnent les siècles.

En mai, de l’ère paléolithique à aujourd’hui, par quel creuset l’homme se frotte-t-il à ce qu’il y a d’humain ? Comment les récits d’hier irriguent l’aujourd’hui ? Quel matériau cela produit-il ? Une journée pour écrire en résonance avec le passé dans une écriture résolument contemporaine et affranchie, heureuse de dire le monde avec poésie.

Contenu d’accordéon

Mots et toile