Microfiction

Vengeance de la pelouse

La vengeance de la pelouse, Richard Brautigan, Christian Bourgois, 2003


Voilà un genre tombé dans un oubli fâcheux, la microfiction. Félix Fénéon lui a donné ses lettres de noblesse dans un magistral petit opus, réédité aujourd’hui en édition de poche Biblio et préfacé par la passionnée et malicieuse Régine Detambel. Vous en trouverez plusieurs extraits à lire ici. La microfiction est une affaire de forme littéraire : nourrie par les brèves, les faits-divers les plus sordides ou les plus impropables – souvent les deux à la fois d’ailleurs -, la microfiction condense l’essence d’une information en quelques phrases tout au plus.
Plus récemment, c’est Richard Brautigan, auteur de nouvelles, novellas, romans et poèmes, qui laisse tomber sa plume dans l’encrier de la brièveté. Je vous fais partager cet exquis récit-express, tout droit tiré d’un fait-divers :

L’effet Scarlatti.

– Ce n’est pas facile de vivre dans un studio à San Jose avec un homme qui apprend à jouer du violon. C’est ce qu’elle a dit aux policiers, en leur tendant le revolver vide.

La vengeance de la pelouse, Richard Brautigan, Christian Bourgois, 2003, « L’effet Scarlatti », p. 64 – ISBN 9782267016604. 15€.

Mots et toile

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