Incipit, vous avez dit incipit ?

Quand vous entendez « incipit », vous vous demandez…

a / de quelle façon se prononce cet olibrius

b / à quoi le mot fait référence

c / les deux à la fois !

Ne doutez plus – du moins sur la signification de ce terme tout droit venu du latin, et éprouvez sa consistance textuelle. Pour éclairer nos lanternes, un peu de lexicologie :

Incipit : du Moyen-Âge : liber, ici commence le livre. Du latin : incipere.

Premiers mots, premiers paragraphes d’une œuvre littéraire et qui annonce la suite du texte. Il sert à déterminer le genre du texte et annonce le point de vue adopté par le narrateur/la narratrice et les choix stylistiques de l’auteur.e. S’il fait florès dans les dispositifs d’ateliers d’écriture, l’incipit ne se réduit pas à la contrainte de départ. Il est en effet bon de s’amuser avec le groupe de mots, la phrase ou le paragraphe entier quand ils sont envisagés comme démarreurs. Mais l’incipit a plus d’un tour dans son sac.

=> il pose une orientation stylistique.

=> il renseigne sur le genre littéraire du texte qu’il introduit.

=> il détermine le point de vue du narrateur.

=> dans le cadre d’une fiction, il apporte, sur un plateau, quelques ingrédients de l’histoire qui se déploiera.

Joyce Carol Oates excelle dans l’orfèvrerie stylistique. Parmi les stages d’écriture créative que je lui consacre, celui d’octobre s’arrime aux incipits. Deux de ses nouvelles seront au centre de 3 journées d’écriture créative et littéraire les 3, 4, 5 octobre :

Le Maître des poupées

Équatorial.

Mots et toile

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