Eve Babitz : une perle incisive


Eve a frappé à ma porte accompagnée d’un ami, par la grâce de l’article de Philippe Garnier paru dans les Inrockuptibles. Attirée par le portrait-photo glamour d’Eve réalisé par Annie Leibovitz, dubitative quant à la cohorte de paillettes et autres molécules de synthèse saupoudrées sur les paragraphes, je n’attendais pas que ce livre me retourne, moi qui n’ai jamais mis l’orteil sur la Côte Ouest. Seul l’avertissement de Ph. Garnier m’ouvrit les yeux : Eve avait été sa seule guide de Los Angeles. Et par la seule force de ses écrits. Ce n’était pas peu dire. Alors, j’ai conservé précieusement cette coupure de presse, attendant le moment opportun où ce livre là plutôt qu’un autre s’imposerait dans mon panier.
Pourtant, le titre en doux euphémisme trottait quelque part en moi. J’ai finalement commandé le bouquin (à Terra Nova).
Tandis que dans mon souvenir, le papier de Garnier insistait sur l’égérie du who’s who made in L.A., maintes fois comparée à F. Scott Fitzgerald, la lecture me ravit : l’ingénuité et le trash sensuel d’Eve, conteuse hors pair, incisive, visuelle, fait jaillir de sa plume une écriture qui vaut bien des scénarios.
• Eve Babitz, Jours tranquilles, brèves rencontres, traduit de l’anglais (États-Unis) par Gwylim Tonnerre, éd. Gallmeister, 2015, 224 pages, 11€.

Merci de ne pas reproduire tout ou partie de ce billet.

 

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