Soulcem, Haute-Ariège

Étang du Soucalm torrent

Ruisseau de la Gardelle, étang de Soulcem


Depuis Toulouse, prendre l’A66 en direction de Foix, aller jusqu’à Vicdessos (Haute-Ariège) et poursuivre jusqu’à Auzat, dernier village avant l’étang de Soulcem. Au coeur du massif du Montcalm, voilà un étang artificiel aménagé par EDF entre 1980 et 1983. L’endroit est le point de départ de nombreuses randonnées et de bivouacs, dont certains installés près de l’étang ; on peut pique-niquer sur table. L’endroit est, vous l’aurez deviné, assez fréquenté, mais, une fois l’ascension entamée, la présence humaine se réduit considérablement.
Nous avons pris le Chemin des Étangs de la Gardelle (2420 m), depuis les Orris de Carla (1617 m), pour atteindre en 3 heures un orri (cabane de berger) à 2269 m, en remontant le ruisseau de la Gardelle. Pour redescendre, nous avons mis environ une heure et demi, ce qui fait une rando de 5 heures en ne s’arrêtant pas ou peu. Le temps était vraiment idéal, avec un fort ensoleillement et pas de vent. À cette altitude, protection solaire, lunettes et tutti quanti de rigueur.
Pic de la Madelon

Pic de la Madelon, 2120 m


Soucalm tourbes

2163 m


Sauterelle

Sauterelle…


Soucalm cairn

La main de l’homme…


Soucalm nuage

Pic de Malcaras 2685 m

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Mots et toile

Pic de Nore, Montagne Noire

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Depuis la vigie

Une randonnée sous un soleil de plomb, tel que les Corbières l’enserrent en leur sein. Une montée vers le pic qui culmine à 1211 m, dans laquelle les cinq premières minutes sont l’antichambre du paradis olfactif : parfums de garrigue mêlés en un bouquet envoûtant et délicieux. Thym, romarin, lavande exhalés par un sol rocailleux, où pointe par endroits une terre rouge comme si elle avait brûlé au soleil. Végétation rase, rocs calcaires, papillons nombreux, l’environnement est aride, sec, juste baigné du ciel bleu et mordu des rayons tranchants d’août. J’aime énormément ces GR de la Montagne Noire, peu ou pas fréquentés, où les pas sont essentiels, nécessairement économisés, et les vues très belles.

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Ruines  d’une tour en redescendant du Pic de Nore


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Depuis la vigie, abri


 
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Mots et toile

Deux fois le plaisir de lire !

Par quel chemin les livres viennent-ils à nous ? Coïncidence, ricochets de mots ou flânerie prolongée devant les rayons ? Ma récolte de début de semaine a mis dans ma besace deux livres aux titres poétiques et incarnés.
Le premier, Le Saut oblique de la truite de Jérôme Magnier-Moreno était dans ma liste depuis novembre, que je suivais l’avancée de ses pérégrinations pré-éditoriales. Le Saut oblique de la truite est le premier récit intime et universel d’un jeune homme en quête de beautés de toutes sortes, qu’il provoque et cueille à la faveur d’une parenthèse de trois jours en Corse. L’île et ses habitant(e)s lui en offrent plus que ce qu’il ne demande. Jérôme Magnier-Moreno est un œil, presque au sens de Georges Bataille, qui absorbe des points saillants et les recrache en jouissances et jubilations, magnifiées par des mots nus, essentiels et lumineux. Ils dessinent un cadre insulaire, cadré sur un paysage irrigué de rivières d’émeraude éblouissantes. L’appétence du peintre pour les reliefs et les lits des cours d’eaux transparaît à chaque phrase de cette prose plastique, follement visuelle.
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Les phrases charnues démêlent le fil de pêche et de soi dans un mélange d’impressions, de sensations, de photographies mentales qui alternent avec un égrenage de mots, posés comme le peintre pose ses couleurs. Une lecture à vivre, absolument.
Le second livre m’avait fait de l’œil alors que ma provision de bouquins était pantagruélique, et je n’avais pas osé l’indigestion en ajoutant un mille-feuille à mes étagères. Brautigan vient encore régaler mes besoins de récits courts avec ce recueil de fragments dansants, écrits dans une langue tendre ni compromise ni geignarde. La vengeance de la pelouse (Nouvelles, 1962-1970), édité chez Christian Bourgois, étale en une Marylin Monroe, qui passe avec son fameux calendrier, du statut de midinette à celui de star objet de tous les fantasmes. Les 62 textes croquent une Amérique désabusée, hantée par une galerie de personnages à la lisière de la marginalité, ou franchement déglingués. Chez Brautigan, le mot tombe juste, le texte ne se pare d’aucun artifice inutile, mais l’émotion affleure à chaque page.
 

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GR imaginaire

DSC_3173À ne pas me souvenir où cette balise se situe, je vous laisse vous faire guider par ce bout de bois peinturluré au milieu des champs. Un début de promenade, pourquoi pas ?

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Fin d'été à Sarp (Htes-Pyrénées)

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DSC_2605DSC_2606Une journée à Sarp à la fin de l’été, c’est toujours un très bon moment. La rivière l’Ourse, la bien nommée pour un cours d’eau pyrénéen, coule au village. Comme dans le Jura où j’ai grandi, l’endroit est truffé de gours : des trous d’eau dans lesquels on peut sauter depuis la berge. C’est sauvage, bordé d’arbres, et ça regorge de poissons, d’insectes, de fleurs.
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Montserrat (Catalogne), 2

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Massif du Montserrat (Cat.), vue des monolithes depuis le parking


Littéralement, Montserrat signifie la montagne sciée. Pourtant, les ensembles de monolithes plus rondouillards qu’aigus contredisent cette appellation. En fait, c’est d’un certain angle de vue que les roches apparaissent comme cisaillées. Le célèbre massif rocheux se compose de galets gigantesques qui prennent des formes digitées. Les plus évocatrices de ces formations géologiques sont baptisées de noms évocateurs : la femme enceinte, le voleur masqué… J’y suis allée un jour de brouillard qui s’est dissipé vers midi pour revenir de plus belle en milieu d’après-midi. Ça rendait l’endroit encore plus … mystérieux. À voir en marchant, avec le funiculaire, ou en grimpant !

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Monastère du Montserrat (Catalogne)

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Montserrat, Cat.


À une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Barcelone, il y a le site du Montserrat, très connu et très fréquenté en Catalogne. Il s’épanouit à quelques sept cents mètres d’altitude et abrite un ensemble monastique dont la construction a débuté au 8è siècle. En 1905, Stefan Zweig écrit pour le Berliner Tageblatt que le Montserrat est une « montagne sacrée », inscrite dans un paysage « […] digne du Zarathoustra ». Du premier restaurant (photo ci-dessus) à l’ermitage du 10è s. qui se trouve à 1200 mètres, le panorama est splendide. Je vous ferai part d’autres photos et impressions cette semaine. Bonne rentrée. Ou bonnes vacances.

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Lac de Filheit

Lac de Filheit

Lac de Filheit, Ariège

Tout près du Mas d’Azil, on pique-nique au bord du lac de Filheit. Quelques pêcheurs surveillent leurs canes. On suit le GR et on ramasse des girolles à l’ombre des châtaigniers. On laisse les plus petites sur pied car dans quelques jours elles feront le bonheur d’autres cueilleurs. Parenthèse enchantée en forêt.

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Au jardin

Au jardin

                  Au jardin


Une baignoire vaseuse au pied d’une vigne toute petite qui prodigue un excellent Crémant, le champagne du Jura, le bain à bulles des vignerons,
Une baignoire envasée dans la verdure et la boue, parfois, les lendemains de pluie
Une baignoire à couleuvres, crapauds, moustiques si près des roses.

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Petits éclats de Gincla

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Fleurs de genêt


Pétales regonflés par le soleil. Poches pleines de jaune, striées de délicates griffures orangées sur le chapeau. Rares fleurs de cette couleur tout en haut. Buissons d’or sur le chemin qui serpente la forêt ombragée. Buissons d’or qui réchauffent l’iris.
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Verdure et caillasse


Amélanchiers, broussailles, garrigue, sarriette et thym odorant sur les flancs de la montée rocailleuse. Mélange des genres dans la montagne luxuriante.
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Bourgeonnant printemps


Petits boutons d’or et d’argent enfin se dessinent sur les tiges boisées désespérées de se renouveler. Mai, enfin.
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Gentiane


De cette gentiane colorée, noble bleue, sur le sol aride et hostile. De cette étoile cyanurée on ne tire pas d’alcool. Juste un plaisir visuel. Étoile horticole des hauteurs.
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Fleurs des montagnes


Parterre accueillant de pompons mauves, pas une glycine, mais rampante sur les rectangles ardoise et dur.

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