Atelier d'écriture "L'art de la discrétion"

Graphéine comm

Graphéine 2017


Vendredi 24 novembre commence la nouvelle expo de la Fondation espace écureuil pour l’art contemporain. Quentin Jouret est le commissaire de « L’art de la discrétion » qui se déroule jusqu’au 24 février 2018.
À la faveur de ce nouveau matériau, un atelier d’écriture vous est proposé samedi 16 décembre de 15h à 18h. Le regard qu’on pose sur le monde s’attarde sur les creux et les pleins, que l’on caresse les mains sillonnées de phrases. Venez déposer les vôtres au cœur des espaces vibrants et délicats proposés par Quentin Jouret.
Atelier ouvert à toutes et à tous à partir de 16 ans. 5€/personne.
Inscription : 05 62 30 23 30 / contact@caisseepargne-art-contemporain.fr
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Mots et toile

Rappel des dates des ateliers

Rapports page de garde fin
Je vous rappelle les dates de mes ateliers d’écriture pour novembre et décembre :
  • Samedi 18 novembre de 14h30 à 17h30, Eve Babitz

Atelier Brooklyn – Quartier St-Aubin – M° François Verdier (30€)

  • Samedi 2 décembre de 14h30 à 17h30, Richard Brautigan

Atelier Brooklyn – Quartier St-Aubin – M° François Verdier (30€)

  • Les prochaines dates des ateliers liés à l’exposition « L’art de la discrétion » vous seront communiquées très prochainement par la Fondation espace écureuil (sur inscription à leur newsletter)
  • De nouveaux ateliers verront le jour en 2018 à l’espace Étincelle – Wilson dédiés à la découverte du boom latino-américain !

Les inscriptions sont obligatoires pour l’ensemble de ces ateliers.
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Mots et toile

Aujourd'hui : 2è atelier d'écriture autour de l'exposition H.A.D.

haguiko
Exposition Jean-Pierre Viot et Haguiko, Fondation d’entreprise Espace Écureuil, crédit photo : François Talairach.
Samedi 7 janvier 2017 aura lieu le deuxième atelier d’écriture élaboré autour de l’exposition « Hier, aujourd’hui, demain », présentée à la Fondation Écureuil jusqu’au 25 février. Il est COMPLET.
Néanmoins, je tiens à vous présenter les grandes lignes de ce deuxième volet qui fait le trait d’union entre hier et demain.
Signe et sens, aujourd’hui qu’est-ce qui nous habite et comment nous l’habitons ? Comment faire signe et laisser trace pour demain avec l’humus d’hier ?
Des extraits de textes de Roland Barthes et un poème d’Eugenio de Andrade nous emmèneront vers le haïku, petit instantané, pris sur le vif.
Sei Shônagon, Christa Wolf et Daniel Leclercq nous entoureront de leur écriture-refuge.
Puis nous écouterons nos perceptions, nos émotions, nos ressentis – qui influent notre rapport, nécessairement subjectif, à la couleur qu’Auguste Renoir nomme si joliment.
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Glaneurs de rêves

Porte, Gérone, vieille ville

Porte, Gérone, vieille ville

Choisit-on vraiment un livre ou le livre nous choisit-il ? Les livres sont des pierres sur lesquelles marcher, reculer, faire un pas de côté, s’asseoir et regarder. Je vais rarement en librairie avec l’idée précise d’un livre, je pose mes yeux sur tout, je balaie les étagères du regard, je m’arrête, puis continue ma quête, ma balade. C’est ainsi que Glaneurs de rêves, un recueil magnifiquement écrit de Patti Smith m’est apparu, alors que je faisais les courses de Noël et pensais au fils d’une amie qui devait lire quelque chose d’autobiographique. Comme le livre est ponctué de photographies, écrit entre poésie, prose et rêverie, je l’ai finalement pris pour elle, et sa lecture est une joie… En voici un petit extrait :
Le destin a voulu que je suive un chemin fort éloigné de celui de mes ancêtres, et pourtant leurs façons étaient aussi les miennes. Et dans mes voyages, lorsque je vois une colline constellée de moutons ou une équipe d’ouvriers agricoles qui se reposent à l’ombre des noisetiers, je suis prise d’un désir nostalgique de redevenir celle que je n’ai pas été.
Patti Smith, Glaneurs de rêves, Gallimard, 2014, pp. 86. ISBN 9782070142286.
Tous les textes et photographies publiés sur chezliseron.com sont ma propriété. Merci de ne pas les reproduire, partiellement ou intégralement, sans me l’avoir demandé. Elise Vandel-Deschaseaux.
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Souvenirs de Berlin-Est

J’ai découvert Berlin à l’été 2003, cet été désormais « fameux » par ses températures caniculaires pendant lequel j’avais trouvé bon de troquer les terres alors chaudes de la Franche-Comté pour les contrées septentrionales de l’Europe. Elles seraient forcément moins accablantes que celles où j’habitais alors et dont le climat continental promet des étés chauds et parfois même étouffants. Je venais de soutenir mon DEA en histoire de l’art médiéval. Je ressentais une aversion profonde, viscérale pour tout ce qui était patrimonial et livresque dans son acception universitaire, j’en avais trop ingéré, proche de l’overdose. Alors… prendre la température de villes hanséatiques bouillonnantes comme Hambourg et ses docks à l’architecture romanesque, Brême et ses musiciens, enfin la continentale Berlin et ses strates historiques multiples qui comblent tout voyageur à l’âme d’archéologue du présent : un périple qui fut salvateur.
Cet itinéraire révéla aussi combien les villes allemandes, presque de fait désertées par les touristes français, sont riches et belles. Le point d’orgue devait être la capitale du Brandebourg, Berlin. Elle se dressait dans mon imaginaire comme un lointain rêve de grandeur, grandeur effacée par les guerres du 20° s., mais aussi comme un phénix, qui vivait aujourd’hui grâce à un terreau propice aux cheminements artistiques les plus expérimentaux. Je ne vais pas énumérer ici les richesses et curiosités de la ville, toutes plus nombreuses à l’est qu’à l’ouest, d’excellents guides existent pour cela.

Souvenirs de Berlin-Est

Souvenirs de Berlin-Est


Le retour de Berlin n’appela rien d’autre qu’un désir profond d’y retourner, si bien que pour combler cet appétit, je me ruai sur le très documenté et poétique Souvenirs de Berlin-Est de la plasticienne, photographe, écrivaine et réalistrice Sophie Calle. C’est un petit ouvrage de pas tout à fait 70 pages qui a été réalisé pour l’installation éponyme de Sophie Calle au musée d’Art moderne et contemporain de Strasbourg (6 nov. 1999-30 janv. 2000) : Souvenirs de Berlin-Est. Je trouve qu’il est un excellent lien avec les traces du passé qu’on ramène avec soi en quittant Berlin. Ces empreintes se révèlent si nombreuses et si fortes que le petit morceau de mur serait par hasard tombé dans notre poche, et distillerait son histoire sous la forme d’un récit mémoriel et symbolique.
La démarche de Sophie Calle consiste à faire de la vie quotidienne un roman. En choisissant d’exhumer certains morceaux de l’ex-bloc communiste, Sophie Calle redonne vie à un passé politique. Elle sélectionne des symboles, encore présents, toujours visibles ou disparus : au fil de son enquête, elle fait parler les fantômes autrefois symboles de la moitié Est de la ville.
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Sophie Calle, Souvenirs de Berlin-Est, Actes Sud, 2003 (1ère édition mai 2000).

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