Anne, ma soeur Anne…


 

Ne vois-tu rien venir ?

Afficher l'image d'origine

1936 – Schiaparelli crée un bracelet en métal et fourrure avec Meret Oppenheim. Laiton, fourrure ; 6,5 x 2 cm, diamètre 8 cm

Les dames à talons hauts font un contre-pied à leurs tracas glissés dans de jolis bas en résille de soir

Les dames à talons hauts swinguent station Opéra irriguent leurs jambes d’un sang neuf à l’affût d’un affable veuf

Les filles en baskets estampillées en mini-shorts, bien roulées, déroulent la voûte plantaire les gambettes fuselées à l’air, miroir des folles années, courant, jamais pressées

vers une transe, une soirée, de café en lycée

Les hommes à talons bas remontent leur short, leur chino, leur bermuda sur l’avenue, sur le boulevard, dans l’allée, la ruelle, et, las,

lèvent les yeux vers l’écureuil à la robe de flamme, caressent la douce fourrure du rongeur, y perdent les doigts, et, stupeur,

se réveillent avec au poignet un bracelet de femme – ils ont glissé jusqu’à Meret Oppenheim.

J’ai rédigé ce texte, je vous remercie de ne pas le reproduire sans me le demander :) Élise Vandel-Deschaseaux

A propos elise vandel

Écrivain public et animatrice d'ateliers d'écriture à Toulouse, ponctuellement à Lyon et en Franche Comté, j'écris pour vous et fais écrire les autres.
En passant | Cet article a été publié dans Notes. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Entrez vos mots

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s