Tous les feux…

… le feu, écrivait Julio Cortazar.

Feux, Manuela Marques©, Galerie Anne Barrault


J’écoute Anne Dufourmantelle parler du risque, de ses bienfaits sur qui le convoque et de ses méfaits sur qui le révoque. Cette photo de feu naissant concorde, il me semble, avec l’incertitude d’un monde nouveau, en prise avec le doute, la déroute et la terreur ; un monde duquel on ne peut pas balayer le risque du revers de la main, le quantifier ou l’éradiquer. Pourtant, la peur infuse et certains voudraient bien. Cette photo est de Manuela Marques, une photographe née à Lisbonne en 1959 à qui le Château d’Eau (pôle photographique de la ville de Toulouse) vient de consacrer une très belle expo intitulée « Isotopies ». Manuela Marques pose un regard poétique sur les choses simples, les choses qui nous entourent. Et ainsi apparaissent-t-elles, telles qu’elle les photographie, leur donne un grand chapitre et les expose en grands formats. Il y a une extrême attention portée aux détails dans les photographies de Manuela Marques, des détails qui deviennent eux-mêmes les sujets centraux de ses images. Il y a le reflet, le temps, la fugacité et l’ombre. Les lumières, les scintillements des villes – faut-il pour autant s’y perdre ? Plutôt les regarder. Les entrevoir. Les fixer sur la rétine d’après photo. L’expo est terminée. Mais l’endroit est si agréable, un petit coin où tout n’est pas donné d’avance, mais où l’on peut chercher, se planquer. Et regarder l’eau de la Garonne.
Feux, Manuela Marques©, Galerie Anne Barrault, tous droits réservés.

Tous les textes et photographies publiés sur chezliseron.com sont ma propriété. Merci de ne pas les reproduire, partiellement ou intégralement, sans me l’avoir demandé. Elise Vandel-Deschaseaux.
 

Des filles à lire, des œuvres à suivre

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Des filles à lire, des œuvres à suivre


Au 2ème étage de la médiathèque José-Cabanis, le rayon BD adulte met en avant une toute petite partie de ses collections BD : celles faites par des filles. Je ne dois pas beaucoup me tromper en supposant que cette décision suit de près le coup d’éclat qui s’est produit dans le microcosme du FIBD, à savoir le départ de Riad Sattouf de la liste des nominés. Sa circonspection à l’égard du comité du FIBD devant l’absence de filles dans la sélection du 43e FIBD a fait l’effet d’un petit détonateur. Nombre de ses collègues masculins l’ont suivi : Daniel Clowes ou Joann Sfar, pour n’en citer que quelques-uns. Yep. Mais il n’y aura pas, pour le prix 2016, une seule nana dans la sélction, anyway.
La sélection de la médiathèque m’a permis de contempler d’un seul coup d’œil des pépites enfin rassemblées. J’ai pourtant du mal à me dire que le reste des rayonnages est bel et bien rempli de BD écrites, dessinées par des hommes. Il reste du boulot pour porter les voix féminines sur tous les fronts.

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Une "book-box" : Exploratology

Box Exploratology, contenu partiel des colis reçus en décembre 2014 et janvier 2015


Pour mon anniversaire, en décembre dernier, trois de mes amies m’ont abonnée à une box éditée par Exploratology. La formule met en avant des découvertes en matière de livres et de thé. Ce qui, d’après la connaissance assez approfondie qu’elles commencent à avoir de moi, correspond bien à la destinataire des paquets 🙂
J’ai reçu hier le second colis, un pli qui contenait trois sachets de thé, une carte postale du plasticien Ben Giles et le roman Le chat et la souris du romancier hongrois István Örkény. La fondatrice d’Exploratology, Marjorie Nguyen, partage ses coups de cœur littéraires au fil des mois. Comme elle aime lire confortablement installée, une bonne tasse de thé à la main, elle assortit son livre chouchou de quelques sachets de thé. Elle considère aussi que l’art épistolaire n’est pas tout à fait mort, bien que balayé par la vague des emails et des tweets, c’est pourquoi elle glisse une carte postale illustrée par de jeunes créateurs et créatrices. Un autocollant peut s’y substituer. Le tout est bien emballé, sobrement et délicatement. C’est un vrai cadeau que je reçois à chaque fois ! Merci à vous, Séverine, Cécile et Gisèle.

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Happy New Year !

Sur le tableau pêle-mêle de 2016, j’ai épinglé des trucs foutraques. Faites votre marché au gré de vos envies, l’essentiel étant de l’avoir belle, l’année. Selon ma mère, c’est l’année des légumineuses, pour que ça rime j’ajoute : l’année lumineuse. Selon Gisèle, une année qui se doit d’être vivante. Je l’ai commencée à Lagardelle-sur-Lèze, un patelin proche de Toulouse et qui se frotte à l’Ariège : toutes les rimes voisines sont bienvenues : seize (comme la blonde fraîche), glaise, falaise, nantaise, bordelaise, fa dièse, Lèze, etc. Pour nos petites oreilles avides de décrispations, je lance la californienne Julia Holter, particulièrement « Sea calls me home« .

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