Le canal du Midi à Naurouze

Platanes avant le printemps

Platanes avant le printemps


Changement d’heure, temps constant. Seuil de partage des eaux, eaux froides, ciel d’ardoise et de marbre. Printemps de vent. Arbres de bois dormant.
Péniche "Profit"

Péniche « Profit »


Cordages

Cordages


Péniche ébène, amarrée en pleine forêt. Non, les eaux ne sont pas loin. Cordages, tout aussi noirs. Au milieu des platanes classés et numérotés. Patrimoine mondial de l’humanité.

Toutes les images, tous les textes publiés ici {sauf mention contraire} sont ma production et ma propriété. Merci de ne pas les reproduire ou les utiliser sans m’en faire la demande.
Mots et toile

Sur le motif

Canal du Midi

Canal du Midi


Eaux miroitantes, lumières scintillantes – le bleu. Reflets sur le miroir d’eau, balade impressionniste.
Canal du Midi, même heure

Canal du Midi, même heure


Entre chien et loup, la ville passe, endormie sous une couverture couleur de lauze délavée. Les eaux vertes devenues bleues frissonnent des aquarelles pop des réverbères. Un début de soirée.
Canal du Midi, vingt heures

Canal du Midi, vingt heures


Les péniches amarrées – le bleu glacé – les timides lueurs éparpillées – immeubles, lignes de fuite.

Toutes les images, tous les textes publiés ici {sauf mention contraire} sont ma production et ma propriété. Merci de ne pas les reproduire ou les utiliser sans m’en faire la demande.
Mots et toile

Des ciels de couleur

Ciel moutonnant

Ciel moutonnant


Retour de la première petite randonnée de l’année, c’était sur la route nationale entre Monze dans l’Aude et Toulouse. À travers les vitres de la voiture roulant, j’ai aimé capter le ciel ce soir-là. Rosé, orangé, violacé, les nuages formaient un filet de couleurs parfait.
Platanes nus

Platanes nus


Arbres flous. Graphiquement estompés mais rythme du cliché.
Double rangée de platanes

Double rangée de platanes


Une haie de beaux arbres dégraissés durant l’hiver, qui attendent le printemps pour se remplumer, l’été pour s’exprimer. Grappes noires, troncs tendus dans l’horizon – nuit proche.
Presque noir

Presque noir


Masse sombre, ciel doucement embrasé, soleil caché.
Puis cela s'obscurcit

Puis cela s’obscurcit


Rayures rose, rayures bleu, ce n’est pas la layette qui habille le ciel. Platanes squelettiques, alignés, elliptiques. Retour.
Soie

Soie


L’épaisseur ouatée des nuages laisse la place à la soie et au noir velours. Lourdes collines, étoffes célestes, équilibre ténu.

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Mots et toile

Annonce des appels pour le fanzine À Poil ! n° 1

DSC_1236Fanzine, suite … Si vous avez envie de vous exprimer au sujet du « Corps marqué », le numéro 1 du fanzine portera sur le thème de la marque sur le corps, qu’elle soit accidentelle ou choisie. Cicatrice, suture, scarification, piercing, tatouage, incision, stigmate, inscription : autant de traces portées par l’épiderme.
Dans le numéro 0 nous avons publié des textes, des dessins, des photographies. À vous d’y mettre votre patte, les détails de participation sont ici.
Mots et toile

Fanzine À poil ! Sortie du numéro zéro

À Poil ! Le fanzine numéro 0. Avec Marion Beck.

À Poil ! Le fanzine numéro 0.

Résultat de ce qui était au départ un délire à quatre mains, le numéro zéro du fanzine* À Poil ! vient de paraître. Marion et moi voulions partager un espace de parole autour du corps abordé sans tabou. D’où le titre. Nous avons entamé le travail par la thématique de LA PEAU, la première interface entre soi et le monde. Et tant encore… À poil ! contient cinquante-deux pages vêtues entre autres d’une vingtaine de textes et de leurs photographies assorties, d’une fiction par Rezon, d’un entretien-fleuve avec l’écrivaine Régine Detambel. Le fanzine fonctionne sur un système participatif : qui se sent touché par le sujet peut écrire, envoyer son texte assorti d’une photo ou d’un dessin.

Le thème qui sera abordé lors du prochain numéro est actuellement en préparation, il sera en ligne sur le blog du zine très bientôt. D’ici le jour du printemps 😉 !

*Fanzine = contraction de fan + magazine. Né dans les 60’s, le zine était au départ une publication spontanée faite par les dingues de musique, de BD… Le plus souvent, le fanzine n’a pas de dépôt légal et n’est pas distribué dans les circuits « classiques ». Il se trouve dans les distros = lieux qui entreposent des fanzines et les vendent, certains sont gratuits. À Toulouse l’excellente (et toute jeune) librairie Terra Nova en a toujours un choix bien senti. Le nôtre y figurera peut-être !

 

Mots et toile

PIL de Mari Yamazaki

PIL, YAMAZAKI Mari, Casterman Écritures, 2013
Dans ce manga plus ou moins autobiographique, Mari Yamazaki nous fait suivre une adolescente au caractère déterminé, Nanami. Elle vit avec son grand-père dans leur maison familiale, tandis que sa mère, musicienne, séjourne longuement en Europe. Nanami a une conscience aiguë des différences sociales et reconnaît dans la musique Punk les revendications ouvrières qu’elle soutient. Fortement engoncée dans son lycée privé où « les filles sont toutes plus riches les unes que les autres », elle prend des décisions radicales et conteste les directives strictes et inconséquentes imposées par son lycée de bonnes sœurs.
L’intérêt de ce manga réside dans la relation profonde qu’ont tissée Nanami et son grand-père. Autant la jeune fille s’échine à économiser les maigres yens dont ils disposent, autant le vieux Tokushirô dépense sans se soucier du lendemain… Tokushirô et Nanami sont aussi malicieux et dotés de répartie l’un que l’autre. Les dialogues et les situations sont rebondissants.
PIL, Mari Yamazaki, Casterman écritures 2013, ©Sobisha 2011 pour la première édition. ISBN 978-2-203-06642-7.

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Kiki, Reine de Montparnasse

« L’école de la vie est bien la meilleure école et c’est la seule que je désire suivre longtemps ». Kiki, Souvenirs retrouvés, p. 104.

Étude préliminaire pour noire et blanche. Kiki de Montparnasse, photographiée par Man Ray, image publiée pour la première fois dans « Vogue » (1926)

Alice Célestine Prin, alias Kiki de Montparnasse, fut la muse de tant de créateurs qu’il est impossible ici de les nommer tous. Et toutes. Posant inlassablement pour les peintres, photographes, sculpteurs, dansant dans les cabarets, elle fut élue Reine de Montparnasse ! Cette reproduction d’une photographie d’elle prise par Man Ray dans les années 20 à Paris est complètement intemporelle. Les lumières, les zones éclairées et plus sombres donnent une image élégante et drôle de l’éternelle insoumise qu’était Kiki. Elle eut une vie intense, dure, aussi pétulante et frivole que grave et extrême. En proie à un tas d’addictions (opium en tête, alcool, cocaïne…) Kiki balade son désir de bar en atelier. Elle devient le modèle chéri de Moïse Kisling, Alexander Calder, Maurice Utrillo, Fernand Léger, Léonard Foujita et Man Ray – entre autres. Deux très belles publications éclairent intelligemment la vie de Kiki de Montparnasse.
D’abord, le roman graphique produit à quatre mains par José-Louis Bocquet et Catel intitulé tout bonnement Kiki de Montparnasse. Dans cette biographie dessinée, ils rendent hommage à l’égérie du Paris des années folles avec douceur et profondeur. Catel Muller occupe dans le genre du roman graphique une place singulière, celle de la biographe des femmes fortes. Seule ou avec son comparse José-Louis Bocquet, sont déjà sortis de sa plume : Olympe de Gouges, Benoîte Groult ou, bientôt, Joséphine Baker.
Puis, Souvenirs retrouvés, que j’ai acheté à L’écume des pages, juste après avoir lu la très belle et instructive BD de Catel et Bocquet. Les Souvenirs retrouvés sont un condensé de la vie de Kiki, dont elle a rédigé la version définitive en 1938. J’ai lu ses Souvenirs  comme une merveilleuse odyssée. Tantôt on vogue, on tangue, on coule, on surnage puis on refait surface, porté par la même houle qui fait chavirer l’auteure. Elle possédait une facilité d’écrire, un style leste et dansant qui vous prend comme une valse. Les Souvenirs retrouvés sont la pépite qui a brillé au milieu d’archives et de cartons, distingués seulement par une banale étiquette portant l’inscription « infiniment précieux ». Les éditions José Corti ont eu le bonheur de publier ces mémoires en 2009. Je vous en recommande chaleureusement la lecture.

Kiki de Montparnasse, Catel Muller, éditions Casterman, coll. Écritures, 2007.
Souvenirs retrouvés, Kiki de Montparnasse, José Corti, 2009.

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Mots et toile