Nos ateliers jettent l’encre !

Toulouse Ateliers écriture été 2022

En juillet et en août, nos ateliers continuent. Ils s’adressent à vous si…

Vous désirez essayer l’écriture en atelier. Vous écrivez déjà ou vous êtes prêt.e à vous lancer dans un atelier plus long. Dans un cas comme dans l’autre, les ateliers fonctionnent avec des groupes de 4 à 10 personnes, qui ouvrent leurs portes aux personnes curieuses et animées d’une envie d’écrire. Le déroulé d’un atelier se fait toujours en trois temps : la contrainte donnée, qui lance l’écriture et la lecture des textes écrits alors. Ces textes sont partagés, ils ne restent pas lettre morte ; les autres s’expriment sur les textes, avec sens critique et dans un esprit constructif avant tout. C’est primordial. Les commentaires ne sont là que pour faire grandir un texte, non pour affaiblir celui.celle qui l’écrit.

On a deux vies au moins. Une qui s’installe dans notre mémoire comme une pierre au fond de l’eau, et l’autre qui disparaît au fur et à mesure qu’elle se déroule comme si c’était vaporeux.

Je suis un écrivain japonais, Dany Laferrière

La formule du Centre Culturel Saint-Cyprien est faite pour vous si vous avez envie d’écrire au MATOU le jeudi 28 juillet de 13h45 à 16h45. Contactez le Centre pour vous inscrire au 05 61 22 27 77. 5€. Thématique : l’été, avec des textes de Villa Amalia de P. Quignard et Les Petits chevaux de Tarquinia de Marguerite Duras.

Deux jeudis dans l’été pour écrire l’exposition de Patricia Combacal à la Fondation écureuil pour l’art contemporain dans l’exposition « Je crois que les étés peuvent changer de peau ». 28 juillet et 25 août de 18h à 20h. Contactez directement la Fondation. 5€.

Lundi 11 et mardi 12 juillet. Fabriquer son propre livre d’artiste, c’est se faire artiste de l’écrit et de l’image. Écrire un texte original et le sublimer en le recopiant, manuscrit, sur une surface de papier qui reçoit aussi des signes graphiques : poésie du trait, poésie des mots, poésie de la trace. Je l’appelle livre de peu. Et cette appellation volontairement provocatrice désigne un livre entièrement manuscrit et manufacturé et l’art est perméable au quotidien. Dans la plus pure tradition des livres enluminés du Moyen-Âge, on se surprend à donner naissance à des livrets admirables, étonnants, colorés, texturés, qui tiennent dans un sac et s’exposent sur une étagère ! Une façon ludique et poétique de mettre en lumière sa créativité en deux et en trois D. À partir de 14 ans, tous publics, motivation requise 🙂 Tarif : 100 euros les 2 jours, matériel fourni, réservations au 06 60 93 70 15.

Lundi 25, mardi 26 et mercredi 27 juillet. Collage photo éros. Des ateliers d’écriture érotique à notre été tout aussi créatif, je voulais que la liaison de l’un à l’autre soit ardente, colorée, joueuse. 3 jours consacrés à du jeu formel et poétique, les mains dans les feuilles et dans les mots. La tête dans le fil rouge de l’histoire que chaque personne écrira. J’ai prévu des contraintes propres à cette fabrication « artisanale », à la fois fragile, noble et atypique. Unique !

Il aura la forme d’un livret A5, en papier kraft et/ou recyclé.
Une technique, un amusement, qui germent et s’épanouissent dans mes mains depuis quelques six années et que j’ai formalisés pour les partager.
Si vous aussi, vous donniez vie à vos envies, désirs, fantasmes par les collages et les mises en page ?
À partir de 18 ans. 130 euros. Matériel fourni.

Lundi 22, mardi 23, mercredi 24 août. Un stage ouvert à 5 participants qui viendront questionner, au long de ces journées d’écriture, de lectures et d’échanges, des thèmes et des techniques tels que :
– la phrase longue
– le passé et son traitement à la manière de Marcel Proust
– les choses qu’on garde
– les choses qu’on laisse
– par le passage du temps
– par le truchement de l’écriture. De 10h à 17h, 120 euros.

Lundi 29 et mardi 30 août. En choisissant la peinture pour traduire ses émotions, Edward Hopper choisit aussi un art hautement narratif. La peinture, c’est la narration. Joyce Carol Oates la prolifique s’inspire d’une toile du maître américain Hopper pour élaborer plusieurs fictions brèves. Son ouvrage Femme à la fenêtre paru chez Philippe Rey éditeur en 2020 montre les variations littéraires qu’on peut envisager à partir d’une même image. Alors, comment ne pas écrire lorsque de telles conditions – peinture, figure humaine, regard tourné dehors mais aussi à l’intérieur de soi, horizon cadré et pas tout à fait révélé, formes narratives brèves – sont réunies ? Le contenu : en 2 jours, vous écrirez 3 récits courts, selon des contraintes spécifiques à chaque étape, qui donneront 3 lectures et expériences différentes de la même image.

Rendez-vous lundi 29 août pour la toute dernière session estivale ! De 10h à 18h, 100 euros. À partir de 15 ans. Débutant.e.s et expérimenté.e.s. 100 euros. Réservations au 06 60 93 70 15.

Mots et toile

Nouvelle, nouvelles

La nouvelle est un genre littéraire qui est l’objet de beaucoup de fantasmes. Qu’on en lise ou qu’on la méprise, elle est perfusée de nombreux désirs et malentendus. Pour éclaircir cette production textuelle, qui s’écrit sur moins de pages que le roman, mais tient en haleine parce qu’elle est ramassée, directe et rythmée, essayez vous aussi d’écrire votre nouvelle.

Avec un groupe de participants qui, comme vous, se confronte à la nouvelle, vous découvrirez ou approfondirez beaucoup ce genre. Vous échangerez et enrichirez votre vision.

Vous apprendrez pas à pas les étapes qui font qu’une nouvelle ne ressemble pas à un roman mais s’affirme comme un objet autonome. Vous aurez la satisfaction de la faire naître et voir grandir.

Vous verrez aussi que la nouvelle est diverse et qu’elle n’est pas limitante : construite avec des techniques précises, elle offre une grande liberté de sujet et de ton.

Lors de stages d’un week-end, vous faites partie du groupe de 6 personnes qui active directement son imaginaire au fil de consignes qui guident l’élaboration consciente et créative d’un texte.

Conçue comme un véritable lieu de fabrication de textes, cet atelier a pour ambition de vous donner la clé pour écrire un texte abouti et structuré en deux journées qui mêlent création et échanges.

Comme l’atelier d’écriture ne vous laisse pas seul.e avec vos questions et vos doutes, vous soumettez vos textes en cours d’écriture à un petit groupe de passionné.e.s, curieux comme vous

de produire un objet littéraire, avec son intrigue, son décor, ses personnages et sa chute. L’esprit critique est sollicité : les textes en cours d’écriture sont régulièrement lus et débattus.

À partir de consignes proposées au début de l’atelier, vous élaborez votre cheminement d’auteur.e et mettez en place les moments clés de votre récit. Il n’est pas de meilleure situation pour faire grandir vos textes que les donner à lire, à voir, et à s’épanouir au sein d’un environnement bienveillant et curieux qui, par ses questions et commentaires, vous stimulent.

Mots et toile

Se laisser porter par le flot : un printemps 2022

Balade des Quatre Lacs, Jura, mars 2016. D.R.

C’est par un texte ondin, ode à l’eau, que m’a envoyé Ziz, voix familière, que je me suis aperçue qu’il manquait quelque chose en ce début de printemps. Prenons les 4 éléments qui, s’ils se trouvent en proportions égales – équitables, du moins – favorisent un équilibre à l’extérieur de nous, laquelle harmonie se répercute à l’intérieur de nos corps et de nos âmes. Les anciens pouvaient tout résumer dans cette formule consacrée : mens sana in corpore sano. De l’air, il n’en manque pas. Les bourrasques décoiffent, les rafales emportent et le vent abrutit. De la terre, suffisamment, au jardin et par pains. Du feu, en quantités raisonnables, car c’est au soleil de prendre le relais. Mais de l’eau, de l’eau qui court, dans les ruisseaux, dans les torrents, dans les rivières ; de l’eau stagnante, dans les canaux, dans les marais, dans les lacs, dans les étangs ; de l’eau salée, à la mer, à l’océan : le fluide vital se dérobe, car il n’y a de baignade qu’en pleine nature. Dans une étendue salée, la Méditerranée a ma préférence.

Un texte qui plaît est comme de l’eau à bonne température : il enveloppe, murmure, chahute, délivre des secrets. Sans intention particulière, avec de la légèreté et du baume au cœur, c’est ainsi que je vous souhaite d’accueillir le printemps. Primesautier, vert, souple. Clin d’œil à ce propos, je vous livre un texte que j’avais écrit à l’automne 2020, quand les journées mordorées scintillent encore.

J’ai passé quatre jours à Toulon. Cette ville aux étranges connotations s’est avérée un petit bonbon dans ma cartographie d’une France que je garde encore méconnue, comme tant d’autres villes et endroits (la Creuse, le Morbihan, les Alpilles, la Normandie, la Savoie), et Toulon d’apparaître comme une surprise agréable : la mer devant la ville, des rues pavées, des ruelles achalandées, des ciels bleus et les clairs reflets du soleil sur l’eau pour leur répondre, des délices pour le palais, des musées, des librairies. Mon premier souvenir de Toulon remonte à l’été 2019, l’embarcadère pour la Corse, une ville passage, où l’on ne marque pas d’arrêt, une ville sans visage, qui se mure derrière des enceintes édifiées par Vauban pour celle qui se fait surnommer “ville de garnison”. Le point d’ancrage de Toulon, la rade qui accueille des bateaux, est une ouverture vers le large, la méditerranée, la Corse, et, plus au sud, la Sardaigne. Les ferries en mouillage avant leur prochain départ hissent leurs couleurs contrastées de jaune franc et de bleu marine le long des voies routières, face au stade Mayol, en lisière toute proche du centre de la ville. Quelques plages de sable et de galets sont hospitalières, je les devine grossissantes de chairs exposées durant l’été. Mais nous sommes là fin octobre et la plage se repose des corps alanguis, les vagues se lavent des ambres solaires déposant une pellicule grasse, réplique de l’écume, la posidonie a colonisé le littoral sans se faire déloger, les crabes s’amusent, je rentre d’un coup dans cette eau limpide et plutôt chaude – 18° murmurent les habitués derrière – et nage, longtemps. En face de moi, se dessine Saint-Mandrier, j’imagine les îles si luxuriantes visitées cet été, Porquerolles, Port-Cros, les îles d’Or et du Levant. Cette zone tampon qu’est la plage me réjouit toujours, les ressacs d’hier, sous la bruine et les bourrasques, ont laissé place à une dimension toute autre, estivale et chaleureuse sans engourdir, les degrés du soleil servent juste à absorber les gouttelettes salées sur la peau, sans appesantir l’esprit ; l’eau salée a déjà ragaillardi mes membres. Le poulpe grillé sur la purée de carottes montée à l’huile d’olive, mitonné de frais, s’invite dans l’assiette à La Note bleue, guinguette de bord de plage. Une impression délicieuse m’enveloppe, saupoudrée d’été.

Je vous invite à découvrir ou re-découvrir les dates posées jusqu’au 30 avril car elles ont été actualisées. D’ici-là, portez-vous bien, lisez, écrivez, faites-vous plaisir avec ces pratiques infiniment riches.

=> Pour toute session d’écriture, qu’elle soit autonome ou à l’intérieur d’un déroulé cyclique, votre venue ne dépend pas des autres séances. Je souhaite que vous ayez l’expérience de l’atelier, déjà, et, si cela vous convient, vous pourrez toujours revenir.

Textes, photographies Élise Vandel ou libres de droits. Merci de ne pas reproduire, créez votre propre matériel, c'est mieux :)
Mots et toile

Nos ateliers en 2022

Week-end Écrire une nouvelle, samedi 26 et dimanche 27 mars.

Pour une saison 2022 riche en ateliers, parce qu’ils sont stimulants, captivants, en progression, grâce à vos présences régulières, multiples et singulières. Les cycles proposés à Toulouse connaissent un nouveau souffle depuis la sortie progressive et toute relative des périodes de confinement, et une brise de fraîcheur se fait ressentir.

Cette dynamique renforce mes projets, et cela m’a donné des ailes pour programmer les dates que vous connaissez déjà et en ajouter quelques autres :

  • Écrire Éros de 10h à 17h (50€). Les 4 samedis étant complets, les mêmes ateliers sont proposés 4 mercredis.
  • samedi 8 janvier mercredi 26 janvier : La Carte du Tendre. Une réinterprétation de la fameuse carte des sentiments…
  • samedi 26 février mercredi 30 mars : Attache-moi ! Des dialogues du film de Pedro Almodovar à une histoire coquine.
  • samedi 9 avril mercredi 27 avril : La poésie amoureuse, comment dire les sentiments, les émois…
  • samedi 18 juin mercredi 22 juin : Cet obscur objet du désir…
  • Ombres Blanches de 10h à 16h (50€) :
  • jeudi 10 février : Le roman-photo
  • jeudi 17 mars : Comment se fait un roman ?
  • jeudi 14 avril : L’œil de la nuit
  • jeudi 12 mai : Jim Harrison
  • jeudi 9 juin : La Provence dans les pas de Giono
  • Centre Culturel Saint-Cyprien de 14h à 17h (5€) :
  • derniers jeudis de janvier à juin, Parcours d’écriture / Réservation auprès du C.C. Saint-Cyprien
  • samedi 19 mars, journée d’écriture (10h-17h) dans l’exposition « Paysage Intime » de Sandrine Ginisty. Réservations auprès du C.C. Saint-Cyprien
  • Fondation Espace Écureuil pour l’art contemporain de 18h à 20h (5€) :
  • jeudi 27 janvier / dans l’exposition de Jacques Tison. Réservation auprès de la Fondation Écureuil.
  • Japon de 18h30 à 21h / 1 mardi sur 2 (20€) les semaines impaires.
  • Un cycle débuté en septembre 2021 et auquel vous pouvez participer si vous aimez les amas, Mishima, Ogawa, les yôkaï… et autres créatures typiquement nippones. Les 1er février, 15 février, 1er mars, 15 mars, 29 mars, 12 avril, 26 avril, 10 mai, 24 mai, 7 juin, 21 juin.
  • Écrire une nouvelle de 10h à 17h (100€)
  • samedi 26 et dimanche 27 mars. En suivant Truman Capote et sa nouvelle « La maison des fleurs », je vous apporterai des déclencheurs à l’écriture et des techniques pour bâtir une nouvelle, la vôtre. Inscription ici.
  • Le bizarre avec Miss Joyce Carol Oates.
  • mercredi 20 et jeudi 21 avril de 10h à 17h (100€). Étrange, pas commun, dérangeant… Ces pistes, arpentées par J. C. Oates, seront nos balises.
  • Polar : l’esprit des lieux 10h à 17h (100€).
  • mardi 17 et mercredi 18 mai. D’une photo de lieu à l’intrigue pour un récit qui fait la part belle aux indices… 10h à 17h (100€).
  • Le désir au Japon dans le recueil de nouvelles d’Ando Sakaguchi (été 2022).

——————————————————————————————————————————

À vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons pratiquement que le passé, le présent pur étant l’insaisissable progrès du passé rongeant l’avenir.

Haruki Murakami, Kafka sur le rivage.

Écrire en poésie

Mots et toile

C’est la rentrée, faites la Grasse matinée avec nous !

Samedi 11 septembre, venez gravir avec nous les marches vers l’épanouissement créatif. 
Aucune description de photo disponible.
Depuis bientôt dix ans, Réveil Créatif vous invite à rencontrer, chaque mois au saut du lit, des invités qui vous parlent de leur démarche et parcours créatif. Le moment est venu de passer à la vitesse supérieure et de ressentir, par vous-même, les frissons de la créativité ! Pour cela, vous serez guidés par cinq invités, dont certains que vous avez pu rencontrer lors de Réveil Créatif : Elise Vandel (accompagnatrice en écriture), Marina Carranza (danseuse, chorégraphe), Madhi Série (poète, slameur), Patrice Couget (céramiste), et Christophe Ruetsch (compositeur, performer),  Nous vous donnons rendez-vous samedi 11 septembre à 9h00 au Ring, 151 route de Blagnac à Toulouse pour la Grasse matinée Réveil Créatif. 
Ne soyez pas timide, inscrivez-vous vite ici !
Pour cette Grasse matinée exceptionnelle, nous demandons une participation aux frais de 8 € pour couvrir les frais liés à l’organisation.  Au programme
9h00-9h30 : Accueil petit déjeuner • 9h30-10h30 : Echauffement créatif avec la Cie Celuiquiditquiest • 10h30-12h00 : Ateliers pour découvrir que la créativité se cache aussi bien au bout des doigts, au creux de la main, au bout de la langue, au fond des oreilles ou sous les pieds. • 12h-13h00 : échanges-retours sur nos expériences • À partir de 13h : Apéro-jazz suivi d’un déjeuner “auberge espagnole” pour ceux qui le souhaitent (et qui auront apporté quelque chose à manger et à partager).   Attention : parce que le virus rôde encore et que la réglementation l’impose, le passe sanitaire est obligatoire.
Inscrivez-vous ici !
Mots et toile

Week-end de stages d’écriture 2021

Comme il est impossible actuellement de réserver vos places depuis votre onglet favori : ‘Les ateliers par dates’, merci de me contacter si un atelier vous intéresse pour que je puisse vous bloquer votre place. En attendant que le problème soit résolu, je dois faire ainsi. Merci pour votre compréhension.

Les stages d’écriture de deux jours reprennent. 2 journées intenses pour se plonger dans la création littéraire. Forte d’une expérience de 5 ans dans l’animation d’ateliers d’écriture, je vous apporte des propositions, des outils techniques et des conseils. Avec tout le groupe, chaque personne progresse, pas à pas, pour obtenir, au fil du week-end, une production textuelle aboutie.

Chaque stage suit ce déroulé : de 10h à 17h, au tarif de 100 euros les 2 jours. Nous partageons un repas pour la pause déjeuner. Pour toute information supplémentaire, appelez-moi au 06 60 93 70 15. Voici les dates des stages :

  • Samedi 18 et dimanche 19 septembre 2021. C’est la rentrée. Le tourbillon de feuilles mortes n’a pas encore eu raison de vous, l’énergie gagnée cet été vous a été bénéfique. Vous voulez mettre à profit cette dynamique par une activité créative ? C’est possible pendant ce stage de deux jours, durant lequel vous entrez dans les mots, dans votre texte. En choisissant de vous faire écrire des nouvelles, je vous apporte des outils, des techniques et, ensemble, le groupe d’écrivant.e.s partage ses remarques, apporte des encouragements tout en faisant circuler son imaginaire.

Lors de ce stage de 2 jours, vous entrez dans une ambiance particulière :

  • concentration,
  • présence à soi et aux autres,
  • techniques d’écriture,
  • cheminement dans l’imaginaire
  • échanges avec des personnes intéressées et curieuses.

Voici la porte d’entrée dans ce genre de narration que je vous propose de pousser durant ces 2 jours.

  • Samedi 9 et dimanche 10 octobre 2021. La nouvelle épistolaire érotique : 3 axes autour desquels développer son texte.
  • Le genre de la nouvelle, texte court, autonome et arrêté
  • La technique épistolaire, qui met en avant la correspondance fictive entre 2 ou 3 personnages
  • L’univers de l’érotisme qui enveloppe ce week-end d’écriture d’un halo de sensualité

Encadré.e.s et guidé.e.s dans votre progression de productions d’écrits, vous aurez, avec un petit groupe de 6 personnes, la possibilité d’échanger, questionner et avancer dans votre écriture sans vous soucier d’autre chose que de votre texte.

Le thème sera l’érotisme : élan vital tout autant que vague créatrice, l’érotisme ne se limite pas à l’amour et au corporel, il investit aussi vos textes. Nous utiliserons cette ressource bien explorée par la littérature et les arts, faisant même dire à Adolf Loos « tout art est érotique » ou à Philippe Sollers que « la littérature, c’est du sexe ».

  • Samedi 23 et dimanche 24 octobre. Déchiffrer les indices, c’est le boulot de l’écrivain selon Joyce Carol Oates.

« Il se peut que l’écrivain/artiste soit stimulé par les mystères de l’enfance ou que ce soient ces mystères qui stimulent l’écrivain/artiste. (…) si je parviens à résoudre le mystère de la fiction, j’aurai résolu un mystère de ma vie. Que le mystère ne soit jamais résolu semble être la raison qui pousse l’écrivain à poursuivre son effort : chaque histoire, chaque poème, chaque roman est une reformulation de cette quête infatigable pour pénétrer le mystère. L’écrivain est un déchiffreur d’indices… » (p. 86). Lors de ce stage, nous irons voir comment l’écrivain fonctionne en déchiffreur d’indices.

2 jours / des textes de Oates à découvrir et partager / des passages coups de cœur / des indices à semer / l’art de les mettre en intrigue / au fil de plusieurs propositions d’écriture.

Vous aimez Oates, je le sais ! Venez écrire et diffuser votre passion pour cette plume aussi prolifique qu’insaisissable !

  • Samedi 27 et dimanche 28 novembre.

« Pourquoi votre écriture est-elle si violente ? » Tel est le titre d’un texte rédigé par Joyce Carol ­Oates dans les années 1980 et repris en 2017 dans le Cahier de l’Herne qui lui est consacré. L’auteure de Blonde s’y agace : cette question lui colle à la peau. On ne cesse de la lui poser partout où elle parle de son œuvre. Et souvent, ironiquement, dans les lieux les plus épouvantablement éprouvés par l’histoire. On la lui poserait à Hiroshima si elle y allait ! « Lorsque je souligne que mon écriture n’est pas violente de manière explicite, mais que, la plupart du temps, elle décrit le phénomène de la violence et ses conséquences, un peu à la façon des dramaturges grecs ; lorsque je souligne que, en tout cas, l’écriture est un langage et que, la plupart du temps, elle traite du langage plutôt que d’un sujet, l’interviewer hoche la tête et prend des ­notes puis il s’enquiert de mon enfance : a-t-elle été tragique ? La vie m’a-t-elle fait trembler ? », par Florence Noiville, Le Monde, 07 septembre 2019 à 12h00.

Et bien, nous suivrons les traces du superbe Maître des poupées, recueil de nouvelles terrifiantes, dans lequel se place la ligne de cet atelier où nous explorerons les façons de dire le bizarre, d’écrire ce qui intrigue, effraie, dérange… Rendez-vous en novembre pour exprimer ces lueurs vacillantes qui dansent au fond de nos imaginaires ! Car JCO fascine, intrigue, titille…

Mots et toile